Un pêcheur détourne une 30 kg de drogue

Un pêcheur détourne 30 kg de drogue

André-José Avargues travaille à la fois comme convoyeur pour l’entreprise ‘Go-Fast’ et pêcheur dans le port de Port-Vendres. Il a été recruté par une société en juillet 2012 à Liège pour convoyer des bateaux chargés de drogue jusqu’en Méditerranée. Lorsqu’il a été embauché, on lui avait promis un ‘salaire’ de 30 000 euros, mais il n’a reçu que 5 000 euros. Mécontent, il détourne la cargaison de drogue pour forcer ses employeurs à lui payer la somme promise. Dès lors, sa vie devint un véritable enfer, digne d’un film policier…

Son travail

André-José Avargues s’est vu confier sa première mission le 25 septembre 2012. Son rôle était d’emmener un convoi vers Cagliari. En cours de route, à Bonifacio, il a été abordé par ‘Pégase’, un semi-rigide de 12 m qui vient du Maroc. 19 ballots de drogue ont été transférés sur son navire et il devait les emmener jusqu’en Sardaigne. De là, la marchandise était acheminée par la route jusqu’à l’appartement de deux frères Belges, Vladimir Slaets et son frère qui s’assuraient du reste. Pour ce premier travail, on lui a donné la modique somme de 5 000 euros, ce qui ne lui convenait pas. Durant toute la traversée, les Belges dirigeaient les opérations à distance. Selon le pêcheur, ces deux hommes étaient les leaders du réseau international dénommé ‘la Firme’.

Sa vengeance

Lorsqu’on lui a confié une deuxième mission en novembre 2012, 50 ballots de trente kilos de drogue ont été chargés sur son navire sur une plage marocaine. Andre-José décide de garder le navire et toute la marchandise en otage jusqu’à ce que ses employeurs lui versent la coquette somme de 100 000 euros. En attendant la rançon, l’homme a vendu un ballot pour mettre le bateau et la cargaison en lieu sûr. C’est dans un hangar sis à Figueras qu’il les a cachés. Ses employeurs ont lancé les représailles en enlevant le père d’André-José. Ce dernier, âgé de 75 ans a été séquestré pendant 24 heures avant d’être relâché à Perpignan. Il se rend directement à la gendarmerie.

Se rendre aux autorités

Pour se sortir de cette histoire, André-José Avargues finit par se livrer aux autorités cinq jours après que son père ait été relâché. D’emblée, il leur dévoile tout. Ainsi mise à nue, ‘la Firme’ a été jugée au mois de mars 2015 pour crime organisé.