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Baisse du quota de pêche : La France désapprouve

La France n’approuvera pas certaines des propositions émises par la Commission Européenne visant à baisser le quota de pêche.

D’après le secrétaire d’État à la pêche, la France approuve l’objectif de la Commission européenne en matière de préservation des stocks de poissons. Toutefois, elle est en désaccord avec le rythme permettant d’y arriver. Il souligne que les propositions permettant d’atteindre un ‘rendement maximum durable’ ou RMD à partir de 2016 doivent changer si elles nuisent à la viabilité économique et sociale des pêcheries.

La commission a suggéré une baisse considérable du quota pour la sole : -32% (Manche orientale) et -37% (golfe de Gascogne). Or, la sole constitue une bonne partie de l’activité de plusieurs pêcheurs, surtout en Boulogne-sur-Mer.

Concernant les stocks où il manque énormément de données scientifiques comme pour la langoustine, la France n’approuvera pas les baisses de 20% annoncées.

 

La gestion des stocks

La question du bar va être fortement discutée. Le secrétaire d’État affirme qu’il faut prendre des dispositions difficiles qui ne nuisent pas à l’avenir des pêcheries artisanales. Il compte obtenir une interdiction de pêche dont la durée serait inférieure aux 6 mois imposés par la Commission européenne.

La négociation concernant les quotas attribués aux pêcheurs pour 2016 se tiendra le 14 et 15 décembre au cours du conseil des ministres de la Pêche. La nouvelle PCP (Politique commune des pêches) contraint l’Union Européenne à imposer des quotas selon les objectifs de RMD afin d’assurer la reconstitution des stocks dès 2015-2016.

Le RMD est la quantité de poissons pouvant être pêchée dans un stock donné tout en favorisant la survie de l’espèce. Le secrétaire d’État a été ravi par la validation du programme mis en place par la France concernant le recours aux crédits du FEAMP par la Commission Européenne. L’Hexagone a obtenu un crédit de 588 millions d’euros pour la période 2014-2020. 369 millions seront destinés à l’aquaculture et au développement durable de la pêche. Les 180 millions seront sous alloués aux régions.