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Plus de pêche au bar pour les professionnels !

La pêche au bar, c’est fini. Du moins, pour certains. Une nouvelle qui a de quoi chambouler le quotidien des professionnels dont l’activité principale se retrouve ainsi interdite. Les étonnements fusent de toute part : pourquoi cette décision ? Mais, d’autres questions à ce sujet inquiètent les principaux intéressés, telles que : qui concerne-t-il exactement ?

Interdiction de la pêche au bar : une mesure d’urgence européenne

L’interdiction de la pêche au bar est une décision de la Commission européenne, émanant de deux situations urgentes. Si les réactions qui suivent l’annonce de cette nouvelle expriment notamment une panique de la part des pêcheurs, il est essentiel de préciser certains points. D’abord, il s’agit d’une interdiction partielle : elle concerne principalement les professionnels de la pêche au chalut pélagique, reconnaissable à sa traction par deux bateaux en parallèle. Puis, cette décision a été prise en urgence. Pour cause, d’une part, la mortalité des jeunes bars s’accroît rapidement depuis ces quatre dernières années. Une décroissance remarquable, même si le niveau du stock ne semble pas alarmant. Ainsi, l’état des ressources elles-mêmes ne fait que menacer cette activité, aussi bien que l’espèce concernée.

La pêche au bar au chalut, c’est terminé

L’interdiction de la pêche au bar concerne donc spécialement les pêcheurs au chalut pélagique. En France, cette variante de pêche professionnelle représente à elle seule 27 % des volumes de la pêche au bar. Presqu’une centaine de navires est consacrée à cette activité, qui se fait principalement en hiver et plus spécialement dans la Manche et le golfe de Gascogne. Si les propriétaires de chalut pélagique vivent notamment de cette pratique, leur situation personnelle se trouve menacée. Car, selon un témoignage, la pêche au bar peut rapporter 80 % du chiffre d’affaires d’un pécheur. Un taux certes important, lequel toutefois augmente donc avec le taux de décroissance du stock de bar, selon un responsable de département sciences et technologies halieutiques. Toutefois, l’Europe se charge également de trouver d’autres mesures d’urgence concernant les autres types de pêche au bar.

 

 

Pêche à pied : Concarneau allie loisir et gestion durable

Chaque année, les grandes marées offrent l’occasion aux familles et amateurs de loisirs de plage de se consacrer à une activité récréative. La berge se transforme alors en gigantesque terrain de jeu pour les pêcheurs de tous âges qui sont invités à pratiquer la pêche à pied. Concarneau, elle, s’intéresse en particulier à la gestion durable de cette pratique.

Life+pêche à pied de loisir, pour une gestion durable de la pêche à pied

C’est à travers son programme Life+pêche à pied de loisir que Concarneau se lance dans la gestion durable de l’activité éponyme, traditionnelle dans les régions côtières après les grandes marées : la pêche à pied. Comme son nom l’indique, ce loisir invite les amateurs de fruits de mer, crustacés et coquillages à se consacrer à leur chasse, tout au long de promenades, occasion rêvée pour réunir toute la famille. Au programme donc : pêche aux coquillages, crevettes, étrilles et autres. Toutefois, les journées prévues par Life+pêche à pied de loisir, où en passant vous êtes accompagnés de bénévoles dénommés les médiateurs de l’estran, sont régies par certaines conditions. Le but de Concarneau étant de préserver son environnement.

Règles de la pêche à pied à Concarneau pour une gestion durable

Inscrites dans une perspective de gestion durable, les séances de pêche à pied à Concarneau imposent certaines règles de pratique aux promeneurs. D’une part, vos parties de pêche font l’objet d’enquêtes et de comptages ; tout le long, vous recevez des conseils et des informations vous sont prodiguées pour la bonne marche de votre activité. D’autre part, des réglettes sont mises à votre disposition afin que la taille des espèces que vous réunissez respecte les normes. Le but étant donc de vous consacrer à votre loisir tout en protégeant les ressources de votre région, sa culture et son patrimoine. A vos bonnets et bottes, quand les marées hautes se retirent, elles laissent place aux algues parfumées dansant au rythme du vent et des familles parfois venues de loin pour s’offrir des journées remplies d’air frais.

La pêche de loisir développe le tourisme de Cognac

Nouvellement installé à Cognac, il n’a pas attendu longtemps pour réaliser le lien important entre la pêche de loisir de la région et son tourisme. Irritant certains habitants, Jean-Roland Jutier n’y va pas de main morte : les jeunes cognaçais doivent se bouger afin de mieux exploiter le potentiel touristique et financier de cette activité.

Un site Internet pour mieux informer les habitants de Cognac sur la pêche dans la région

Cela fait un an que Jean Roland Jutier a élu domicile à Cognac, son ancienne résidence secondaire. Toutefois, venu de Paris, où il est chef d’entreprise, ce passionné de la pêche apporte déjà un vent nouveau à sa nouvelle terre d’accueil. Son principal centre d’intérêt : la pêche de loisir en pays de Cognac. Une activité qui selon lui détient tout le potentiel nécessaire pour développer le tourisme et l’économie de la région. En effet, la Fédération nationale de pêche à Cognac occupe la deuxième place des fédérations de sports et loisirs, juste après le football. Elle regroupe 1 400 000 adhérents, et rapporte un produit économique annuel de 2 milliards d’euros, notamment grâce à la pêche en eau douce. Et c’est justement dans le but de développer ces capacités qu’il invite ou plutôt qu’il somme ses habitants, précisément les pêcheurs, à mieux s’intéresser au sujet. Première étape en ce sens : il crée un site Internet, où les intéressés peuvent tout savoir sur la pêche à Cognac.

Pêche en pays de Cognac, une association pour le développement de la pêche à Cognac

Deuxième étape entreprise afin de développer le potentiel touristique et économique de la pêche à Cognac : la création d’une association, « Pêche en pays de Cognac », présidée par Jean-Rolland Jutier lui-même. Son but : cartographier les lieux de pêche cognaçais, restaurer les berges et augmenter la visibilité des richesses touristiques du pays afin de mieux attirer les pêcheurs extérieurs. Mais, dans le cadre du dossier de la coulée verte, présidé par Jean-Pierre Gadras, il somme également l’ensemble de ses 2000 compères à respecter les réglementations, notamment concernant la pêche aux carpes et anguilles, dont les parcours sont menacés de fermeture.